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Les mémoires à trous :cartons et bandes perforés

Les premiers systèmes de commande de machines, dans lesquels les instructions nécessaires au fonctionnement sont encodées au moyen de combinaisons de perforations par un système mécanique, furent mis au point par les français Basile Bouchon (1725) et Henri Falcon (1728) pour automatiser le tissage des étoffes façonnées (dont les motifs sont tissés et non imprimés). Cette technique fut améliorée ensuite par Jacques Vaucanson, puis perfectionnée par Joseph-Marie Jacquard vers 1800.

Bandes perforées

Vers la moitié du XIXe siècle, on a eu l’idée de remplacer la série de cartons perforés attachés ensemble, utilisés dans les systèmes Jacquard, par une bande de papier en continu. La généralisation de la bande perforée comme support de stockage et de transmission de données donna naissance à des codes divers utilisant un nombre différent de canaux (les lignes sur la bande, en général de 5 à 8, où se trouvent les trous).
Le code ASCII (American Standard Code for Information Interchange) utilise 7 canaux permettant 128 caractères, plus un 8e servant de contrôle de parité, chaque code devant comporter un nombre pair de trous. Ce système, servant de détecteur d’erreurs, est utilisé généralement dans les réseaux de transmissions de données. Les pharmaciens utilisent de petits cartons perforés (code Fahrenberger) pour leurs commandes journalières.

La carte Hollerith

La carte perforée telle qu’elle a été employée par les systèmes mécanographiques au XXe siècle fut inventée en 1890 par l’Américain Herman Hollerith (1860-1929) pour faciliter le travail de statistique du recensement américain.

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